UNE ÉGLISE QUI FRÉQUENTE L’AVENIR. Le Synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel
Published Date:18 juin 2020

Un jour pluvieux à Cracovie…

Il pleuvait le 30 juillet 2016 à Cracovie, ville où se tenait la Journée mondiale de la jeunesse. Le pape, comme cela est souvent le cas lors de ses voyages, a rencontré un groupe de 28 jésuites au siège archiépiscopal. S’exprimant dans ce contexte, il a conclu : « Aujourd’hui, l’Église a besoin de grandir dans le discernement[1]. » Deux mois plus tard, le 6 octobre 2016, il a déclaré que la XVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques se déroulerait à Rome du 3 au 28 octobre 2018, sur le thème « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ».

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Traduction Chrystèle Francillon

 

 

[1] Pape François, « Oggi la Chiesa ha bisogno di crescere nel discernimento. Un incontro privato con alcuni gesuiti polacchi », in Civiltà Cattolica, 2016 III, p. 345-349. Édition française, « Aujourd’hui, l’Église a besoin de grandir dans le discernement. Une rencontre privée avec quelques jésuites polonais », 2016 I, p. 19-24.

[2] Idem, Dieu est jeune, Paris, Robert Laffont-Presses de la Renaissance, 2018.

[3] Ibidem, p.17.

[4] Saint Paul VI, Allocution prononcée à l’occasion de la béatification de Nunzio Sulprizio, 1er décembre 1963.

[5] Idem, Homélie de la messe des jeunes d’Australie, Sydney, 2 décembre 1970.

[6] Pape François, Lettre du pape aux jeunes à l’occasion de la présentation du Document préparatoire de la XVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, 13 janvier 2017.

[7] Pape François, Partager la sagesse du temps, Paris, Fidélité, 218, 176 p. Cet ouvrage est un recueil de témoignages de personnes âgées du monde entier, avec lesquelles le pape François interagit, commentant ou racontant des expériences personnelles.

[8] Le « dynamisme synodal » implique que la participation et la coresponsabilité de « tous » les baptisés s’articulent avec l’exercice spécifique de l’autorité collégiale de « certains » et avec la présidence d’« un seul », aussi bien dans chaque Église diocésaine que, à sa manière, dans l’Église tout entière. La participation de « tous » est rendue possible à travers la consultation dans le processus de préparation du Synode. Voir le récent document de la Commission théologique internationale, La synodalité dans la vie et dans la mission de l’Église, ainsi que la nouvelle Constitution apostolique, Episcopalis communio, qui a réglementé le déroulement du Synode dont nous traitons. Voir également A. Spadaro – C. Galli, « La sinodalità nella vita e nella missione della Chiesa», in Civiltà cattolica, 2018 IV, p. 55-70.

[9] Dans sa présentation de l’Istrumentum laboris, le cardinal Lorenzo Baldisseri avait affirmé : « Dès 2013, quelques mois après son élection au Siège de Pierre, le pape François avait confié dans l’interview accordée à La Civiltà cattolica : “Peut-être est-ce le moment de changer la méthodologie du Synode, parce que l’actuelle me semble statique”. », in Civiltà cattolica, 2013 III, p. 449-477.

[10] Nous rappelons qu’a été publié, en plus des textes, le nombre de placet et non placet que chaque paragraphe a reçu.