TEMPS DE SYNODE-Pour une « Église italienne en état d’inquiétude »
Last Updated Date : 29 juin 2021
Published Date:28 juin 2021

Du 24 au 27 mai dernier s’est tenue la 74e Assemblée générale de la Conférence épiscopale italienne. Elle a été ouverte par la prière, présidée par le pape François, et par son dialogue avec les évêques présents. Les travaux de l’Assemblée, sous la direction du cardinal président Gualtiero Bassetti, ont porté sur le thème : Proclamer l’Évangile à une époque de renaissance. Commencer un voyage synodal. » Dans son Introduction, le cardinal Bassetti a entre autres défini ce chemin comme « ce processus nécessaire qui permettra à nos Églises qui sont en Italie de se forger, toujours mieux, un style de présence dans l’histoire crédible et fiable ».

 

Le Pape a exhorté les pasteurs à reprendre les lignes tracées par la Conférence ecclésiale de Florence, et à valoriser un chemin qui part du bas et place le peuple de Dieu au centre. Il s’est toujours plaint d’une certaine « amnésie » concernant les indications qu’il avait données dans la capitale toscane le 10 novembre 2015. Il est clair que la concomitance entre l’appel du Synode de l’Église universelle – dont nous parlerons plus tard – et le début du chemin synodal de l’Église italienne sera une occasion unique de mettre ces chemins en syntonie.

 

L’Assemblée générale a ensuite voté la motion suivante : « Les évêques italiens lancent, avec cette Assemblée, le chemin synodal tel qu’indiqué par le pape François et proposé dans un premier projet de Charte d’intention présenté au Saint-Père ». Le Conseil permanent de la CEI mettra en place un groupe de travail pour harmoniser les thèmes, les plannings et les modalités.

 

Les mots mesurés de la motion résument et relancent un débat qui a duré six ans. Le pape l’a ouvert à Florence en suggérant la méthode synodale : « La nation n’est pas un musée, mais une œuvre collective en construction permanente et dans laquelle sont mises en commun précisément les choses qui différencient, y compris les appartenances politiques ou religieuses », a déclaré François. « J’aime une Église italienne agitée », a-t-il ajouté, « toujours plus proche des abandonnés, des oubliés, des imparfaits ».

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