« NOTRE PETIT CHEMIN ». Rencontre du pape avec les jésuites en Thaïlande et au Japon
Last Updated Date : 5 février 2021
Published Date:26 mai 2020

François a salué un groupe de 48 jésuites de la région de l’Asie du Sud-Est. Il s’est entretenu avec eux pendant environ une demi-heure. Immédiatement après sa rencontre avec les évêques de la Conférence des évêques de Thaïlande et de la Fédération des Conférences des évêques d’Asie au Sanctuaire du Bienheureux Nicolas Bunkerd Kitbamrung, François s’est rendu à la salle adjacente où les religieux l’attendaient. Il a été accueilli par le père Augustinus Sugiyo Pitoyo, supérieur de la région de Thaïlande, composée de 33 jésuites (17 prêtres, 14 étudiants en formation, un frère et un novice). Mgr Enrique Figaredo Alvargonzález, jésuite espagnol, Préfet apostolique de Battambang au Cambodge, a participé à la rencontre[1]

Antonio Spadaro sj

 

En entrant dans la salle, le Pape a voulu saluer un à un toutes les personnes présentes, puis il a dit :

« Bonjour ! C’est un plaisir de vous voir ! Vous êtes jeune. Je suis heureux de voir que l’âge moyen des personnes présentes ici est une promesse d’avenir ! On m’a dit que nous avons peu de temps ; alors posez-moi tout de suite les questions que vous voulez ».

Dans le contexte asiatique, il y a beaucoup de situations de tension et de souffrance. Nous pourrions en faire la liste. Ma question est la suivante : comment concilier, d’une part, la nécessité de dénoncer des situations et, d’autre part, de faire preuve de la prudence nécessaire qui parfois suggère plutôt de rester silencieux pour le plus grand bien ou pour éviter de compliquer les situations encore davantage ?

Il n’y a pas de recette. Il existe des principes de référence, mais le chemin à suivre est toujours un petit chemin (senderito) qui qu’il faut découvrir dans la prière et le discernement de situations concrètes. Il n’y a pas de règles définies et toujours valides. Le chemin s’ouvre en marchant avec un esprit ouvert et non avec des principes abstraits de diplomatie. En regardant les signes, on discerne le chemin à prendre. De plus, il est important de se laisser guider par le Seigneur. Parfois, plus que des autoroutes, des petits chemins fonctionnent, ces routes périphériques qui te font atteindre le but. Ils ne sont pas rigides, grands, évidents, mais ils sont efficaces.

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