MISSION DE L’ÉGLISE ET ADMINISTRATION ÉCONOMIQUE CORRECTE
Published Date:21 décembre 2020

Certaines décisions récentes du Saint-Père ont eu un large écho dans les médias et soulevé de nouveau des questions et des discussions autour des ressources économiques dont disposent les institutions du Vatican et leur administration correcte au service de la finalité de l’Église[1].

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[1] Nous faisons référence, d’une part, à l’acceptation de la renonciation du Card. Giovanni Angelo Becciu comme préfet de la Congrégation des Saints et aux droits et privilèges associés au cardinalat (24 septembre 2020), qui peut être lue dans le cadre de l’enquête sur l’administration et les investissements réalisés ces dernières années par le bureau administratif de la Secrétairerie d’État ; et, d’autre part, à la décision de transférer à l’APSA la gestion et l’administration des fonds qu’il a gérés à ce jour (Lettre du 25 août 2020, réaffirmée et publiée par le Service de presse le 5 novembre 2020).

[2] Le montant total établi dans l’accord financier était de 1 milliard et 750 millions de lires, en partie en numéraire et en partie en titres au porteur. Cf. B. Lai, Finanze vaticane. Da Pio XI a Benedetto XVI, Soveria Mannelli (Cz), Rubbettino, 2012, 14 s.

[3] Annuario Pontificio 1948, 921.

[4] « En raison du lien de l’unité et de la charité, les Evêques procureront au Siège Apostolique, d’après les ressources de leurs diocèses, les moyens dont il a besoin, selon les conditions du temps, pour bien remplir son service envers l’Eglise tout entière » (CIC, can. 1271).

[5] Sa mission « consiste à servir l’Église catholique dans toutes ses articulations (Saint-Siège – Organes apparentés – Ordres religieux – Institutions catholiques – Clergé – Corps diplomatique accrédité – Employés du Saint-Siège) en gardant et administrant le patrimoine qui leur est confié et en leur fournissant services de paiement mondiaux dédiés ».

[6] La « paix fiscale » avec l’Italie a été sanctionnée par la signature d’une convention fiscale en 2015. Nous rappelons qu’il y eut, dans les relations avec l’Italie avec l’IOR, des moments de tension, en particulier en 2010, après une saisie ordonnée par les autorités italiennes de 23 millions d’euros auprès de l’IOR. Cependant, il semble juste de souligner que les trois dirigeants de l’époque de l’IOR – Gotti Tedeschi, Cipriani et Tulli –, soumis à un procès en Italie pour les opérations qui l’avait motivée, l’ont été – après des années ! – entièrement acquittés.

[7] Cf. l’entretien de Carlo Marroni avec le président de l’AIF, Carmelo Barbagallo : « Scoperchiata la pentola. Ora la fase 2 della trasparenza finanziaria », Il Sole 24 Ore, 3 juillet 2020.

[8] Une réponse opportune et détaillée aux nombreuses questions actuelles sur l’histoire de l’investissement à Londres a été donnée par Mgr Nunzio Galantino, président de l’APSA, dans l’entretien pour Avvenire, le 1er novembre 2020. Il faut se rendre compte que les enquêtes dans ce domaine sont aujourd’hui extrêmement complexes et que les « petites » institutions vaticanes, telles que l’Office du Promoteur de la Justice de la Cour et la gendarmerie, doivent recourir largement à la collaboration internationale. L’AIF aussi doit être en contact et collaborer avec des institutions similaires dans d’autres pays.

[9] Cf. A. Tornielli, « Guerrero : quello della Santa Sede è un bilancio di missione », Vatican News, 13 mai 2020 ; Id., « Guerrero : Ecco il bilancio della Curia, a servizio del Papa e della missione », Vatican News, 1er octobre 2020.

[10] François, Lettre du 25 août, publiée le 5 novembre 2020 par Vatican News : https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2020-11/transfert-fonds-secretairerie-etat-apsa.html.

[11] C. F. Casula, Domenico Tardini (1888-1961), Rome, Studium, 1988, 292.