LES RÉVOLTES MONDIALES DE L’« AUTOMNE CHAUD »
Published Date:28 mai 2020

Sous toutes les latitudes de la planète, ces derniers mois beaucoup de jeunes et de moins jeunes ont manifesté dans la rue contre leurs gouvernements (qu’ils soient autoritaires ou démocratiques). À ce sujet, rappelant le phénomène des « printemps arabes » de 2011, nous avons parlé, justement, d’« automne chaud ». Des pays comme l’Algérie, le Liban, l’Irak, l’Égypte, Haïti, le Chili, l’Équateur, la Bolivie et la Colombie, sans oublier la France des gilets jaunes et la ville chinoise de Hong Kong, ont eux aussi été « traversés », presque simultanément, par le phénomène de contestation. Les conditions politiques et sociales sont souvent différentes, mais dans tous ces pays, on demande les mêmes choses : des réformes économiques équitables, moins d’impôts, plus d’emplois et souvent un « changement de système » substantiel. La colère est généralement dirigée contre la « caste » au pouvoir (pas contre un parti en particulier, un groupe ethnique ou une confession religieuse), contre ceux qui, en ces années de crise économique, ont accumulé des richesses surprenantes, les retirant de la majorité de la population. Répondant aux journalistes sur le vol de retour du voyage apostolique en Thaïlande et au Japon, le pape François s’est dit très inquiet de ces crises mondiales qui ont bouleversé plusieurs pays et a demandé à tous de rechercher ensemble la « paix », le « dialogue » et l’« analyse » pour apporter une solution juste aux problèmes.

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