LA SÉRIE TV « BETIPUL »-Guérir le traumatisme
Last Updated Date : 9 juillet 2021
Published Date:8 juillet 2021

En 2008, une chaîne câblée israélienne diffuse une série intitulée BeTipul : En thérapie. Elle a été vendue, puis adaptée, dans un très grand nombre de pays. Les premiers furent les Américains de HBO en 2008 en reprenant presque tout de l’original israélien (dont parfois des dialogues entiers). Suivirent, en suivant l’ordre chronologique : la Roumanie et la Serbie (2009), les Pays-Bas (2010), la Pologne, la Slovénie et la République tchèque (2011), l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Hongrie, la Russie (2012), la Croatie, le Japon et l’Italie (2013), le Portugal (2016), la Macédoine (2017) et enfin la France (2021). La série est actuellement diffusée en France, elle l’a été en Italie, sur Sky, en 2013 avec une distribution de poids, et le succès fut au rendez-vous.

Le dispositif technique en est extrêmement simple, presque rudimentaire. Une caméra filme Reuven Dagan, un psychanalyste, recevant différents patients. Il reçoit cinq jours avant de rencontrer lui-même sa superviseuse en fin de semaine.

La série a été créée par Hagai Levi, un écrivain, producteur et réalisateur, qui a connu de nombreux succès dans sa conception de séries télévisées. Il a notamment obtenu un Golden Globe en 2014 pour la série The Affair, créée pour la chaîne Showtime (2014-2019). Presque toujours, il a été associé à l’écriture des versions étrangères qui suivent de près le script original. Il ne faut pas oublier de noter le rôle important des deux autres co-scénaristes : Ori Sivan et Nir Bergman (actif notamment pour le personnage de la jeune athlète).

 

Un concept universel ?

L’immense succès de la version américaine a contribué à la réputation et à la diffusion du concept de la série dans les autres pays, où les producteurs ont généralement recouru à des acteurs et scénaristes connus. Un tel succès dans un nombre de pays si différents au plan culturel et avec un concept reposant à ce point sur la séance de psychanalyse interroge. Humainement dense mais cinématographiquement austère, comment une telle série a pu avoir un tel écho presque partout dans le monde ?

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[1] Nicolae Steinhardt, Journal de la félicité, Arcantère/Unesco 1995, p. 271.