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BENOÎT XVI ET LA QUESTION DU « RELATIVISME » DANS LA PASTORALE ECCLÉSIALE
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L’homélie que le cardinal Joseph Ratzinger a prononcée le 18 avril 2005 lors de la Missa pro eligendo Romano Pontificeoffrait une description claire de la situation doctrinale présente au sein de l’Église les années précédentes. Il rappela l’attention sur le problème du relativisme et dessina le chemin que l’Église aurait dû parcourir pour ne pas se laisser guider par les idéologies, mais pour demeurer docile à la conduite de l’Esprit.

S’appuyant sur le passage de l’Épître aux Éphésiens 4,11-16, il fit noter que « posséder une foi claire, selon le Credo de l’Église, est souvent défini comme du fondamentalisme. Tandis que le relativisme, c’est-à-dire la manière de se laisser entraîner “à tout vent de doctrine”, apparaît comme l’unique attitude à la hauteur de l’époque actuelle ». Le revers de la médaille de cette « foi claire » est que l’on est en train de « mettre sur pied une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs ».

Le cardinal parle donc d’une « dictature du relativisme » centré sur l’« ego » et sur ses « désirs ». Pour satisfaire ces désirs et pour permettre à l’« ego » de conserver sa place centrale, il convient de trouver une « idéologie » de soutien, arrivant ainsi à se laisser entraîner par les « courants idéologiques » et par les « modes de la pensée ». Et Joseph Ratzinger s’attriste du fait que la fidélité au Credo de la foi soit taxée de « fondamentalisme ».
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