LA « RÉVOLUTION » DES FEMMES EN IRAN
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Les récents « soulèvements de femmes » en Iran, qui ont éclaté presque par hasard dans un contexte politique et économique très sensible, perturbent ce pays depuis des mois. Au fil des jours, ils ont dépassé la simple revendication concernant le port obligatoire du hijab, pour devenir une protestation globale contre la République islamique et son guide suprême, Ali Khamenei. Certains analystes, anticipant peut-être l’époque, parlent même d’une « nouvelle révolution » politique et culturelle.

Tout est parti d’un événement apparemment isolé, mais qui, en réalité, a touché des millions de femmes. Rappelons que les printemps arabes de 2011 étaient également nés de l’auto-immolation d’un vendeur ambulant, dont la charrette avait été confisquée dans le village de Sidi Bouzid (dans le centre de la Tunisie) ; cela avait donné lieu à de nombreuses manifestations ou insurrections populaires, qui se sont vite répandus comme une traînée de poudre dans tout le Moyen-Orient.

C’est le 13 septembre 2022 que Mahsa Amini, une Kurde de 22 ans, a été arrêtée à Téhéran par une patrouille de la police morale qu’elle portait son foulard de manière « inappropriée », laissant quelques mèches de ses cheveux libres. Emmenée à la caserne, elle a été torturée et battue à mort. La photo la montrant dans le coma sur un lit d’hôpital a mis le pays en émoi. Mahsa est décédée le 16 septembre des suites des violences qu’elle a subies, bien que le gouvernement ait déclaré : « Mahsa Amini est morte de maladie, et elle n’a pas été battue pendant sa brève détention »

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RÉFLEXIONS SUR LE FESTIN DE BABETTE Un film de Gabriel Axel
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« Les joies les plus intenses de la vie jaillissent quand on peut donner du bonheur aux autres, dans une anticipation du ciel. Il faut rappeler la joyeuse scène du film Le festin de Babette, où la généreuse cuisinière reçoit une étreinte reconnaissante et un éloge : “Avec toi, comme les anges se régaleront !”. Elle est douce et réconfortante la joie de contribuer à faire plaisir aux autres, de les voir prendre plaisir. Cette satisfaction, effet de l’amour fraternel, n’est pas celle de la vanité de celui qui se regarde lui-même, mais celle de celui qui aime, se complaît dans le bien de l’être aimé, se répand dans l’autre et devient fécond en lui. » Ce sont là les mots du pape François dans l’Exhortation apostolique Amoris laetitia (AL) C’est la première fois qu’il est explicitement fait référence à un film dans un document pontifical. Mais la chose ne nous surprend pas plus que ça, si nous considérons l’intérêt de ce pape pour le cinéma, et en particulier pour le film en question, Le festin de Babette (1987), que le souverain pontife a cité lors de plusieurs interviews comme étant son film préféré, avec La strada (1954) de Fellini.

Pour appuyer son raisonnement, le pape cite la dernière scène du film, à propos de l’amour gratuit de celui qui connaît la joie de « faire plaisir aux autres ». Dans ce cas précis, il s’agit de la « généreuse cuisinière » française, catholique (même si cela n’est pas spécifié dans le récit), vis-à-vis d’une petite congrégation de Danois âgés, fidèles luthériens. Le pape précise qu’il s’agit d’« une anticipation du ciel ».

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