REPENSER LA RÉPARTITION DE LA PALESTINE ?
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Il y a soixante-quinze ans, le 29 novembre 1947, les Nations unies ont adopté la résolution 181, qui divisait la Palestine en deux États : l’un juif et l’autre arabo-palestinien. L’État israélien a rejoint l’ONU en mai 1949. En revanche, la Palestine n’est toujours pas un État membre à part entière, bien que 65 ans après l’adoption de la résolution 181, l’ONU lui ait accordé, le 29 novembre 2012, le statut d’« État observateur non-membre », une position qu’elle ne partage qu’avec le Saint-Siège.

Les 65 ans qui se sont écoulés entre le plan de réunification et l’acceptation de la Palestine de la manière susmentionnée méritent d’être retracées pour que l’on comprenne la situation actuelle du conflit israélo-palestinien, qui est au cœur de l’instabilité persistante au Moyen-Orient. Quelle était la proposition de partage ? Qu’est-ce qui a conduit à la décision d’aller de l’avant ? Quelles ont été les conséquences ? Enfin, la partition est-elle encore aujourd’hui une solution réaliste au conflit entre Israël et la Palestine ?

Le plan des Nations unies de 1947 proposait de partager la Palestine en deux États : un État juif et un État arabo-palestinien. Jérusalem et ses environs seraient contrôlés par l’ONU pendant une période de 10 ans comme corpus separatum, qui ferait l’objet de négociations futures.

Au moment de la proposition de partage, la population de la Palestine était d’environ 1 845 000 habitants : 1 237 000 Arabes (67 %) et 608 000 Juifs (33 %). La grande majorité de la population juive avait émigré en Palestine, principalement d’Europe, au cours des trente années précédant 1947. Les frontières proposées pour les deux États accordent 61 % du territoire de la Palestine à l’État juif et les 35 % restants aux Arabes.
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