PSYCHOLOGIE DU CORONAVIRUS
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Les circonstances liées à l’épidémie de ces mois ont fait apparaître des comportements qui méritent d’être notés et renvoient aux critères de lecture de cet événement dramatique. Ce n’est pas un petit problème, car une attitude correcte est d’une grande aide lors d’une situation d’urgence. On peut relever quelques mesures qui ne sont pas nouvelles (dont certaines ont été répétées plusieurs fois ces derniers jours) mais pas du tout évidentes, y compris à la lumière des épisodes d’actualité de ces semaines.

La panique est une forme d’anxiété généralisée qui entraîne des comportements immédiats, mais irrationnels et surtout destructeurs. C’est un héritage de notre patrimoine biologique, lié à la peur, qui avertit en très peu de temps d’un danger avant que les processus réflexifs n’interviennent. Aussi importante que soit cette sonnette d’alarme, la complexité croissante de la vie humaine exige que les émotions soient éduquées, en les intégrant à la dimension sociale et culturelle.

Sinon, la panique accroît la gravité des problèmes, comme on a pu le voir clairement lors des évasions précipitées d’une région à l’autre d’un pays, ou la ruée sur des produits dans les supermarchés (malgré les avertissements des autorités qui garantissent l’approvisionnement des articles de première nécessité). Tout cela, en plus de conduire à une pénurie injustifiée des ressources, contribue à répandre la contagion de façon exponentielle, créant, par ailleurs, des tensions et des rivalités entre les personnes. Le scénario semble être celui d’une lutte pour la survie, avec des résultats destructeurs, pour soi et pour autrui.
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