MARIE MADELEINE ET LA RÉSURRECTION
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Marie de Magdala est une figure clef du premier christianisme. Présente dans les quatre évangiles, elle assume une position unique en étant témoin privilégié de la résurrection. L’Orient aime même l’appeler l’Apôtre des Apôtres. La tradition en a très vite fait, surtout après le 4ème siècle, une pécheresse et une prostituée, en l’identifiant à des femmes anonymes des évangiles comme la pécheresse pardonnée de Lc 7,36-50. Mais rien dans les évangiles n’autorise cette identification.

Que savons-nous donc d’elle ? Peu de choses en vérité ! Elle était de Magdala, un village sur la rive du lac de Tibériade. Et, en second lieu, une information étonnante nous est donnée par Luc lorsqu’il donne la liste des femmes qui suivent Jésus depuis la Galilée (Lc 8,1-3). Il la présente au sein d’un groupe qui est en proximité avec les Douze : « Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources » (Lc 8,1b-3).

Cette donnée se retrouve en Mc 16,9 avec une variation sur le verbe employé mais l’immense majorité des exégètes considèrent que l’auteur anonyme de la finale canonique (dite ‘longue’) de Marc reprend ici le texte lucanien. Marie était donc de Magdala et probablement aisée (et donc indépendante).
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