LE “SALAIRE UNIVERSEL”. Enjeu d’un discernement collectif
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Dans sa lettre aux mouvements et organisations populaires du dimanche de Pâques, le 12 avril dernier, le Pape François a appelé à la mise en place d’un salaire universel :

“Sans doute est-il temps de penser à un salaire universel qui reconnaisse et rende leur dignité aux nobles tâches irremplaçables que vous effectuez, un salaire capable de garantir et de faire de ce slogan, si humain et chrétien, une réalité: pas de travailleur sans droits”.

La proposition n’a pas manqué de soulever enthousiasme et critiques. Cette affirmation signifie-t-elle que le Saint-Père embrasse la cause d’un revenu universel, versé à tous et sans condition ? Ou bien veut-il défendre l’idée d’un juste salaire versé à tous les salariés ? Et si c’est bien d’un revenu universel inconditionnel dont il est question, une inspiration authentiquement évangélique invite-t-elle à en considérer sérieusement les conditions pratiques de mise en œuvre ou bien s’agit-il d’une utopie irréalisable? La question mérite d’autant plus d’être posée que la gestion catastrophique par bon nombre de pays de la pandémie du coronavirus menace de plonger une grande part de notre planète dans une dépression économique au moins aussi grave que celle qu’a connue l’Occident durant les années trente.
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