DÉFIER L’APOCALYPSE
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Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin est tombé. À partir de ce jour, des milliers de Berlinois ont démoli le symbole qui les avait retenus en otage pendant près de trente ans. C’est une date emblématique du déclin du totalitarisme. Une nouvelle ère semblait se dessiner, marquée par la mondialisation. Pourtant, elle présente aujourd’hui les traits de l’indifférence et du conflit, comme le répète souvent le pape François. Face à un mur qui s’est effondré, beaucoup d’autres ont été dressés dans le monde.

Le Pape, s’adressant à un groupe de Jésuites, en a parlé sans ambages : « des murs séparent même les enfants de leurs parents. Hérode vient à l’esprit. Et, d’autre part, il n’y a pas de murs pour la drogue ».

Lorsque François a parlé de l’Église comme d’un « hôpital de campagne après une bataille », il ne cherchait pas à utiliser une belle image rhéthoriquement efficace. Il avait devant les yeux unscénario de « guerre mondiale par morceaux ». La crise mondiale prend des formes diverses et s’exprime par des conflits, des tarifs douaniers, des fils barbelés, des crises migratoires, des régimes qui tombent, de nouvelles alliances menaçantes et des routes commerciales qui ouvrent la voie à la richesse, mais aussi aux tensions. On peut fabriquer une carte, mais qui reste toujours incomplète.
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