MALADIE ET FRAGILITÉ DANS LA BIBLE
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Devant le spectacle de la grandeur et de la magnificence du ciel délicatement brodé par les doigts de Dieu, le psalmiste se demande : « Qu’est-ce que l’homme ? » (Ps 8,5). La réponse qui suit est unique et surprenante : « Qu’est-ce que l’homme pour que Tu te souviennes de lui / le fils de l’homme, que Tu t’en soucies ? / Tu l’as fait, en effet, un peu moins qu’un dieu, / tu l’as couronné de gloire et d’honneur » (Ps 8,5-6).

L’être humain est placé au sommet de la création comme un être presque divin, avec lequel Dieu lui-même partage ses attributs de gloire et de majesté. De plus, l’homme, élevé si haut, est aussi chargé de gouverner toutes les créatures qui sont mises sous ses pieds (Ps 8,7-9). Mais la question du Psautier : « Qu’est-ce que l’homme ? » est reprise de nouveau, et cette fois elle trouve une réponse différente et à certains égards déconcertante : « Seigneur, qu’est-ce que l’homme pour que tu l’aies à cœur ? / Le fils de l’homme, pour que tu penses à lui ? / L’homme est comme un souffle, / ses jours comme une ombre qui passe » (Ps 144,3-4).

Dans le psaume 144, l’être humain est présenté comme hebel, c’est-à-dire de la « vapeur inconsistante », « un soupir », « un rien », « vanité ». Les nombreuses nuances de ce mot seront reprises dans le Livre de Qohélet, où le terme hebel apparaît 38 fois : « Vanité des vanités, dit Qohélet, vanité des vanités : tout est vanité » (Qo 1,2). L’existence est instable et incertaine, tandis que la vie de l’homme est éphémère et passe vite, inexorablement.
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