LES « JUIFS » ET LE « JUDAÏSME » DANS L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE. Une révolution dans l’interprétation
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La transformation des relations entre Juifs et Chrétiens est l’une des grandes révolutions du 20ème siècle. Pendant des siècles, on a souvent enseigné aux chrétiens à lier les mots « juif » et « judaïsme » aux royaumes du péché, de la rébellion, des ténèbres et du mal par le biais d’une interprétation mal comprise des textes bibliques, considérés par les catholiques comme « la parole de Dieu ».

Au siècle dernier, et en particulier après la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de chercheurs ont documenté le développement d’un « enseignement du mépris », une expression inventée par l’historien juif français Jules Isaac, un survivant de l’Holocauste.

La transformation de l’enseignement du mépris en un enseignement du respect s’est aussi réalisée grâce à des réunions d’érudits juifs, tels que Jules Isaac et Abraham Joshua Heschel, avec les plus grands représentants du Vatican.

Dans un document présenté à Pie XII en 1949, Isaac envisagea une nouvelle approche des juifs et du judaïsme. En juin 1960, il rencontra Jean XXIII, au moment où le pape était sur le point de convoquer le Concile Vatican II. Heschel formulait des réflexions similaires dans son amitié avec Card. Agostino Bea, chargé de rédiger un document sur la « question juive ».
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