LE MAROC DE MOHAMMED VI
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Parmi les pays musulmans bordés par la Méditerranée, le Maroc, en raison de sa position géographique, revêt un rôle stratégique important dans les échanges commerciaux qui transitent par le détroit de Gibraltar. Il est en train de s’affirmer comme le portail commercial de l’ensemble du continent africain. Ces dernières décennies, il a signé environ 55 accords bilatéraux de libre-échange, aussi bien avec les États situés au nord de la Méditerranée, en particulier avec l’UE, qu’avec les États-Unis d’Amérique, la Turquie, l’Égypte, la Jordanie et, ces derniers temps, avec la Chine, l’Inde, le Brésil et les autres pays latino-américains et africains.

Si l’on considère son histoire récente – pendant des décennies (1912-1955), il a été un protectorat français au et une colonie espagnole (1912-1956) dans sa partie septentrionale –, le royaume du Maroc est ouvert à la coopération internationale et est particulièrement intéressé – du fait de son déficit en pétrole – à faciliter les échanges, surtout commerciaux, entre le Mare nostrum et l’Atlantique.

Le Maroc a des rapports d’amitié avec la majeure partie des pays méditerranéens, avec lesquels il entretient également des rapports commerciaux. Malgré quelques problèmes de « souveraineté contestée » sur certaines enclaves espagnoles (Melilla et Ceuta) en territoire marocain, ses rapports avec l’Espagne ces dernières années ont été essentiellement positifs et tournés vers une collaboration dans la lutte contre le terrorisme djihadiste et contre le phénomène de la traite d’êtres humains dans ce qu’on appelle communément la « route méditerranéenne occidentale ».
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