Revue de culture fondée
en 1850

LES INSTANCES INTERNATIONALES EN PÉRIL
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Les instances internationales comme l’Organisation des Nations unies (ONU) concrétisaient le rêve du philosophe Emmanuel Kant qui, dès le XVIIIe siècle, avançait qu’une paix entre les peuples ne serait possible et viable que si les nations parvenaient à s’entendre sur des institutions dépassant la stricte souveraineté des États. Elles n’ont pas seulement contribué à éviter certains conflits, elles ont aussi favorisé la limitation de la possession d’armes, nucléaires surtout ; mais elles ont également travaillé à la santé des peuples, à leur meilleure alimentation, à une plus grande répartition des richesses en favorisant des accords commerciaux, à des échanges de tous ordres entre cultures et nations qui n’ont pu que rapprocher les peuples, à la régulation des télécommunications et du trafic aérien.

En 1948, par la Déclaration des droits de l’homme, elles ont aussi mis au ban de l’humanité les comportements inhumains que constituent la torture et d’autres pratiques contraires à la dignité humaine, brandie dès le principe comme une référence incontournable. La création d’une Cour pénale internationale (CPI) en 1998 à Rome, siégeant à La Haye (Pays-Bas), chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre, est heureusement venue compléter ces institutions, même si 123 États sur les 193 membres de l’ONU n’ont pas ratifié le Statut de Rome, tout en l’ayant signé !
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