CRISE ET AVENIR DE L’ÉGLISE
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L’Église a-t-elle un avenir ? Quel est le rapport de l’Église avec le temps, c’est-à-dire avec son histoire ? Le risque de « se planter » en répondant à ces questions est très élevé – en se heurtant soit contre une vision purement sociologique soit contre une analyse purement et abstraitement idéo-théologique, c’est-à-dire l’idéologie de la « jeunesse » de l’Église ou de ses « fortunes et progrès magnifiques » en temps de crise.

« L’idéologie – a prévenu un jour le pape François – n’appelle pas. Jésus ne se trouve pas dans les idéologies. Jésus est tendresse, amour, douceur, et les idéologies, de toute orientation, sont toujours rigides ». L’idéologie est rigide, même celle de la jeunesse perpétuelle. Il semble à certains que notre monde cesse d’être chrétien : comment peut-on parler de la jeunesse de l’Église ? L’insignifiance semble être la condamnation, et nous parlons de l’avenir ? Nous nous débattons souvent entre traditionalisme et modernisation, mais nous n’en sortons pas. Or, c’est certain que l’un des graves problèmes de l’Église d’aujourd’hui est ce que le Pape, avec un néologisme, a défini à plusieurs reprises comme un « recul », une « mode » qui conduit non pas à « puiser aux racines pour aller de l’avant », mais à un « Ce pas en arrière qui nous fait secte, qui vous ferme, qui vous enlève vos horizons » et fait de vous des « gardiens de traditions mortes ». La vraie question est la suivante : si l’Évangile n’était pas proclamé, manquerait-il quelque chose d’essentiel à la vie humaine ?
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