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KAKICHI KADOWAKI et l’inculturation du christianisme dans la culture japonaise
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L’inculturation du christianisme au Japon n’était pas un processus facile. Son histoire est pleine de rencontres et de débats, de conflits et de compromis. La complexité et le caractère unique de la culture japonaise constituent une des raisons de cette histoire difficile. Tandis que le shintoïsme est la religion traditionnelle du Japon et celle qui rassemble le plus de fidèles, le bouddhisme s’est implanté et développé en diverses écoles qui ont imprégné les arts, l’architecture, la littérature et la culture en général. L’une de ces branches était le bouddhisme zen, lui-même subdivisé en trois écoles : Rinzai, Sōtō et Obaku.

C’est dans ce contexte que les premiers missionnaires chrétiens venus au Japon se sont trouvés. Or, leur arrivée a provoqué une double réaction. D’une part, elle a suscité l’admiration, principalement en raison des progrès de la technologie européenne, en particulier dans l’art de la guerre. D’autre part, les Japonais ont montré du mépris pour une culture qu’ils considéraient comme « barbare », pas assez raffinée. Ces deux réactions expliquent l’attitude des Japonais envers l’Occident jusqu’à la fin du 20e siècle.

Le père jésuite Kakichi Kadowaki (1926-2017) a exprimé la meilleure tradition de la Compagnie de Jésus dans son effort d’inculturer l’Évangile dans la complexité de la culture japonaise. C’était un homme d’une sensibilité exquise, d’une grande intelligence et conscient des contradictions profondes entre le Japon et la culture occidentale. Il naquit au Japon en 1926. Sa famille était pauvre, mais ses parents ont fait de leur mieux pour donner une bonne éducation à leur fils. Ce fait poussa le P. Kadowaki à estimer particulièrement l’excellence dans le champ de l’éducation.
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