BAPTÊME ET SYNODALITÉ : Appel à un style de vie de conversion permanente
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Dans le discours que le pape François a prononcé au début du processus du Chemin synodal 2021-24, il s’est exprimé en termes très forts sur le baptême, le définissant comme « la seule origine », « notre source de vie, que découle l’égale dignité des enfants de Dieu » et « la carte d’identité ». Puis, il a conclu que le baptême implique « une réelle participation de tout le Peuple de Dieu » à la vie ecclésiale et que ceux qui ont des tâches de ministère ecclésial ont la responsabilité de la faciliter : « Tous doivent participer : c’est un engagement ecclésial indispensable ! ».

Reconnaître et embrasser la signification essentielle et fondamentale du sacrement du baptême peut réellement contribuer au développement d’une ecclésiologie synodale. Puisque les baptisés partagent la même dignité et la même mission d’évangéliser le monde, ce sacrement peut aider à trouver un meilleur équilibre entre les pratiques ecclésiales plutôt centrées sur le caractère pyramidal et d’autres charismatiques, complémentaires et participatives. Cela correspondrait à la définition de l’Église comme ierarchica communio, comme l’enseigne le Concile Vatican II dans Lumen gentium, nos 21-22. En outre, la dimension mystique d’être revêtu du Christ et oint de l’Esprit et la dimension éthico-spirituelle de l’engagement à vivre une vie nouvelle élargissent la synodalité, qui en fait un style de vie caractérisé par une conversion personnelle constante au service, à la communion et à la prière, et d’ouverture aux surprises de Dieu.

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HEUREUX CEUX QUI ÉCOUTENT LA PAROLE DE DIEU. À l’école du Deutéronome
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« Écoute, Israël ». Cet impératif marque le livre du Deutéronome : non seulement il introduit en Dt 6,4 l’un des passages les plus importants de toute la tradition religieuse d’Israël (le célèbre Šema‘ Yiśrā’ēl), mais il sert également de leitmotiv en introduction des principales sections de la partie exhortative du livre (Dt 4,1 ; 5,1 ; 6,4 ; 9,1). D’autre part, le verbe šāma‘ (écouter) apparaît 86 fois dans le Deutéronome, avec une grande valeur théologique, ayant pour objet habituel le Seigneur et/ou sa Loi. L’invitation à écouter est donc considérée comme un motif thématique capable de résumer l’ensemble du message du Deutéronome ; et, dans la mesure où ce livre recueille le testament spirituel de Moïse, nous pouvons affirmer que l’appel de la voix la plus importante de l’Ancien Testament résonne en lui, ce chemin qui conduit à la vie (Dt 30,19-20).

Le commandement de l’écoute est transmis de génération en génération, jusqu’à nous parvenir, lecteurs contemporains du texte sacré, héritiers du patrimoine spirituel de nos « pères », et il se conjugue avec l’avertissement évangélique à être attentifs et intelligents lorsque le Seigneur nous parle : « Entende, qui a des oreilles ! » (Mt 13,43) ; « Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez ! Car celui qui a, on lui donnera, et celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir lui sera enlevé. »  (Lc 8,18) Dans un monde comme le nôtre, distrait et superficiel, dans une société devenue incapable d’apprécier des paroles importantes, l’impératif de l’écoute se révèle être particulièrement opportun. Et c’est dans une attitude de prière que l’on prête vraiment attention au Seigneur.

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